10 conseils pour rester en bonne santé

Vous êtes-vous déjà allongés sur le canapé ou sur l’herbe, en vous disant : « Qu’est-ce que je me sens bien !.. » Savourer un instant de bien-être, de quiétude.., n’est-ce pas une sensation indicible ? Mais Socrate avait posé une question similaire : « Existe-t-il pour l’homme un bien plus précieux que la santé ? » Si vous convenez vous aussi que la santé est un bien inestimable, alors rester en bonne santé doit être votre priorité. Voici 10 conseils qui vous aideront à atteindre cet objectif.

« C’est quand je suis tombée gravement malade, et que j’ai su qu’il n’y avait pas d’espoir, que j’ai réalisé à quel point j’étais heureuse quand j’étais en bonne santé », déclare Florence, porteuse d’une tumeur maligne. Si vous n’êtes pas atteint d’une maladie grave, c’est MAINTENANT que vous devez prendre toutes les mesures possibles pour protéger votre santé.

1/ Nourrissez-vous sainement

Une alimentation saine est indispensable pour garantir une santé optimale. À tous les repas, les fruits et légumes devraient occuper la moitié de votre assiette, selon une étude du gouvernement américain (1). À ce régime vous pouvez ajouter des protéines maigres, des céréales, et des produits laitiers sans matière grasse. Mais vous trouverez des graisses saines dans le saumon, le thon, l’huile d’olive, et les noix par exemple.

2/ Buvez de l’eau

Le corps humain se compose de 65 % d’eau, ce qui équivaut à 45 litres d’eau pour un individu de 70 kilos. Mais l’organisme ne peut stocker cette eau, elle est constamment évacuée par la transpiration, et autres excrétions. Il faut donc compenser cette perte en s’hydratant constamment. Il est recommandé à un homme adulte de boire entre 1 litre et 1 litre et demi d’eau chaque jour. Cette eau va avoir pour effet de nettoyer de votre peau, de renouveler vos cellules, et d’aider vos reins à fonctionner.

3/ Ayez une bonne hygiène

Le mot « hygiène » vient du grec « hygieinon », qui signifie tout simplement « santé ». Santé et hygiène sont donc intrinsèquement liés. Au XIXe siècle de nombreuses femmes en couche mouraient pour avoir contracté la fièvre puerpérale, jusqu’à ce que le Dr Ignace Philippe Semmelweis découvre que ces drames résultaient d’un manque d’hygiène du personnel soignant. Une bonne hygiène suppose de se laver les mains et le corps, quotidiennement. Mais le Dr Raphaël Perez ajoute qu’une bonne hygiène englobe aussi « l’oxygénation de l’organisme, le maintien d’une flore intestinale normale, le nettoyage interne du corps, la récupération énergétique ».

4/ Pratiquer des exercices physiques

Avoir une activité physique régulière va optimiser vos défenses immunitaires et oxygéner votre corps. Vous évoluerez vers une meilleure forme physique, laquelle se répercutera également sur votre mentale (voir l’article « L’exercice au quotidien : pour une santé optimale »).

5/ Adoptez un état d’esprit positif

Les pensées négatives, n’en doutez pas, ont un effet désastreux sur l’organisme. Doute, peur, manque d’estime, inquiétude.., tous ces sentiments affectent notre volonté et notre aptitude à aller de l’avant. Avez-vous déjà vu quelqu’un qui, recevant une mauvaise nouvelle, déclare : « Attends, j’ai besoin de m’asseoir » ? Oui, car le négatif impacte le physique. À contrario, les pensées positives vont nous motiver, nous stimuler, nous booster, nous aider à rebondir, même quand notre situation semble défavorable. Et que se passera-t-il alors ? En faisant face aux difficultés positivement, nous deviendrons plus forts, et cette force se reflétera sur notre santé tant physique que psychique. « Nous sommes ce que nous pensons (…). Avec nos pensées, nous créons notre monde », selon Bouddha.

6/ Dormez suffisamment

« Le sommeil, c’est la moitié de la santé », dit un proverbe breton. Et pour cause… Au cours d’une vie, un homme dort environ 25 ans. Le sommeil est donc une composante essentielle, primordiale, de l’existence humaine. Si vous négligez votre sommeil, vous malmenez votre santé. Le Guide de santé publique Bien dormir, mieux vivre déclare : « Le sommeil a un effet positif sur l’ensemble de notre organisme, y compris nos fonctions psychiques. C’est un facteur essentiel de récupération de nos activités intellectuelles, c’est-à-dire l’attention, la mémoire, le raisonnement et la logique. »(2) Donc, le sommeil n’est pas une « perte de temps » comme le pensent certaines personnes très actives, et un adulte doit s’efforcer de dormir 8 heures chaque nuit.

7/ Aidez votre système immunitaire

Votre corps a besoin en permanence de vitamines et de minéraux. Une bonne alimentation favorisera cet apport, ce qui permettra de stimuler votre système immunitaire. Si votre corps trahit un manque spécifique, vous pouvez le combler ponctuellement avec des compléments alimentaires. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin, voire à un nutritionniste, pour une aide personnalisée.

8/ Interdisez-vous les comportements à risques

Les comportements à risques traduisent souvent une souffrance psychologique sous-jacente. N’hésitez donc pas à solliciter de l’aide pour vous défaire de certaines habitudes tenaces. De manière générale, il faudra proscrire :

– la consommation excessive d’alcool
– les rapports sexuels non protégés
– l’addiction aux drogues

Et.., pourquoi pas essayer d’arrêter de fumer ? Savez-vous que le tabagisme est la principale cause de mortalité évitable dans le monde ? (Voir l’article « Comment prévenir le cancer ? »)

9/ Soyez ouverts aux autres

L’être humain est doté de l’instinct grégaire. Cela signifie qu’il est fait pour vivre en société, pour se muer parmi ses semblables. Partager avec les autres des moments récréatifs, collaboratifs.., bref, créer du lien social vous donnera une hygiène de vie bénéfique à votre santé. Avez-vous une passion ? Pourquoi ne pas la partager avec autrui ? Vous aimez les livres ? Inscrivez-vous à un club littéraire ! Vous aimez le sport ? Inscrivez-vous à un club de gym ! Vous n’avez pas d’amis ? Inscrivez-vous à un réseau social comme On Va Sortir ! Ouvrez-vous au monde, et vous vous sentirez mieux.

10/ Ayez un but dans la vie

Des études ont montré que se fixer des objectifs nous motive au quotidien. N’hésitez pas à vous fixer des buts raisonnables et à réfléchir aux moyens de les atteindre. Et quand un pari est réussi, vous vous en fixez un autre. L’essentiel est d’avoir toujours une raison de vivre, toujours une raison de vous lever le matin. Cette motivation permanente aura des effets mélioratifs sur votre mental, et, donc, sur votre santé.

Voulez-vous être en bonne santé ? Alors, n’attendez pas. Faîtes ce qu’il faut, et soyez heureux !

Guérison : pourquoi le mental est-il important ?

La guérison du corps peut-elle être activée par les facultés mentales ? Certains chercheurs mènent actuellement des recherches pour comprendre les cas de guérisons spontanées et inexpliquées. Mais ce que l’on sait aujourd’hui avec certitude, c’est qu’un mental positif peut accélérer le processus de guérison. Essayons de comprendre pourquoi…

« Si vous avez de la foi comme un grain de moutarde, vous pourrez déplacer des montagnes », a affirmé un sage du Ier siècle. L’esprit positif, la confiance en soi, l’espoir, la foi en l’avenir.., toutes ces notions valorisent les processus de guérison naturelle du corps humain.

L’action du mental sur la santé : un fait reconnu

Cette réalité est quotidiennement observée par la médecine grâce aux effets placebo. Un placebo est une substance pharmacologiquement inactive, et administrée dans un cadre clinique. On observe habituellement une réaction sur un tiers des patients. L’effet placebo s’étend même aux animaux. L’un des facteurs alimentant l’effet placebo est l’état d’esprit du patient. Celui-ci est tellement convaincu que le traitement administré va agir sur lui qu’il libère, à son insu, des endorphines, lesquels vont agir sur la douleur. C’est de l’auto-suggestion, l’apaisement par la conviction qu’un processus de soulagement a été enclenché.

On comprend ici qu’il existe un rapport indéniable entre le mental et la condition physique. À contrario, de nombreuses enquêtes ont montré qu’un état d’esprit négatif et angoissé limitait ou affectait le potentiel de guérison (1). Une étude du psychiatre américain, Steven Parton, affirme que se plaindre en permanence peut littéralement tuer (2). En 2003, une expérience réalisée à l’université du Wisconsin-Madison, avait pour sa part, révélé que le vaccin contre la grippe agissait mieux sur les personnes qui portaient un regard positif sur la vie. Juste avant d’injecter le sérum sur 52 sujets, on leur avait demandé de penser d’abord à un souvenir heureux, puis à un souvenir malheureux. En parallèle, les chercheurs enregistraient leurs activités cérébrales. Six mois plus tard, il s’est avéré que les personnes dont les souvenirs positifs étaient plus forts étaient aussi celles qui avaient développé le plus d’anticorps contre la grippe.

Apprenez à être positifs !

Selon le psychanalyste Carl Jung, « tout tient dans la façon de voir les choses et non dans la nature de ces choses ». Autrement dit, ce qui importe ce n’est pas l’événement, mais notre perception de cet événement. Les choses ont l’importance qu’on leur accorde. Nous pouvons toujours décider qu’un problème, aussi grave soit-il, ne nous pourrira pas l’existence. Nous pouvons faire le choix d’être heureux malgré.., ou en dépit de… Si vous êtes malades, alors battez-vous avec tous les moyens que vous avez à votre disposition : les médecins, les traitements, les médicaments.., et votre état d’esprit. Si, d’un côté, des médicaments sont administrés pour vous soigner, et que, de l’autre côté, votre état d’esprit négatif limite leur efficacité, vous nagez à contre-courant. Tout, absolument tout, doit concourir à votre guérison et, donc, votre esprit lui aussi doit se battre. Nourrissez votre esprit de toutes les raisons que vous avez de ne pas capituler face à la maladie. Dante a écrit : « Un souvenir heureux est peut-être sur terre plus vrai que le bonheur ». Alimentez votre esprit de ces souvenirs heureux qui ont émaillé votre vie passée, mais imaginez aussi ceux qui pourraient combler votre vie future. Ne refoulez pas les pensées négatives qui surviennent, mais faites en sorte qu’elles soient reléguées au second plan. Ainsi, votre mental et votre corps s’allieront pour augmenter vos chances de guérison.

Comment prévenir le cancer ?

385 000. C’est le nombre de nouveaux cancers diagnostiqués en France en 2015. Sur ce nombre, on compte 149 500 décès, selon les chiffres de l’Institut National du Cancer (INC). Mais contracter la maladie est-il une fatalité, ou est-il possible de limiter les risques ? Faisons le tour de la question.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au moins un tiers des cancers sont évitables. L’INC quant à lui avance le nombre de 40 %. Les deux organismes considèrent, de fait, que la prévention du cancer constitue la meilleure stratégie pour vaincre la maladie sur le long terme. Quels sont les facteurs limitatifs de contraction de la maladie ? Que pouvez-vous faire personnellement pour vous prémunir ?

Le tabagisme

Le tabac est, aujourd’hui encore, la principale cause de mortalité par le cancer évitable. Le Baromètre Santé 2014 de l’Institut National de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) révèle que 90 % des cancers du poumon sont dus au tabac et qu’il est chaque année responsable de 73 000 décès en France. À l’échelle mondiale, le tabac tue chaque année 6 millions de personnes, soit autant que la Shoah ! S’affranchir du tabac est donc un moyen de prévenir le cancer. On estime par ailleurs qu’une cigarette en moins allonge l’espérance de vie de 11 minutes.
Notons que les chiffres susmentionnés se rapportent au tabagisme actif. Le tabac fait aussi chaque année des victimes parmi les proches non-fumeurs. Si le Ministère de la Santé avait avancé le chiffre de 5 000 morts par an en France (Le Monde du 10 février 2012), il est difficile, voire impossible, d’avoir des chiffres précis. Ce qui est évident, c’est que vivre à proximité d’un fumeur, donc subir un tabagisme passif, augmente significativement les risques de décès par cancer.

L’alcoolisme

La consommation excessive d’alcool accentue les risques de développer certains types de cancer : buccal, pharynx, œsophage, pancréas, foie, sein, colorectal. Elle est directement responsable de 23 000 décès annuels en France (cancers, cirrhoses, et alcoolisme même), et indirectement responsable de 45 000 morts. L’alcoolisme est donc la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac. La Ligue contre le Cancer livre des conseils pour se prémunir autant que possible :

– Entre les repas, quand le ventre est vide, ne consommer que de l’eau ou des boissons non alcoolisées.
– Pendant les repas, privilégier l’eau, tout en admettant une boisson alcoolisée en petite quantité, et de façon occasionnelle.
– En cas d’addiction, prendre conscience de la nécessité d’une prise en charge. En parler à son médecin.

Les infections

6 % des décès par cancer sont provoqués par des agents infectieux dans les pays industrialisés. Ce taux monte à 22 % pour les pays en développement. Une simple bactérie peut être à l’origine d’un cancer de l’estomac. Il est donc nécessaire de prendre les mesures visant à se prémunir contre les micro-organismes pathogènes, ce terme englobant des champignons, des virus, des bactéries, et des parasites. La vaccination est un moyen souvent efficace de se protéger contre certaines infections, comme l’hépatite B. Il faudra également veiller à son hygiène et appliquer des conseils élémentaires, tels que bien laver ses aliments ou se laver les mains avant chaque repas.

Certes, le risque zéro n’existe pas, et de nombreuses données relatives à la maladie échappent encore à la compréhension médicale. Il n’empêche que valoriser un mode de vie sain peut significativement faire la différence. Vivre bien, c’est vivre en bonne santé, en écartant ce que l’on sait être en dysharmonie avec notre bien-être.

Cancer : où en est la recherche ?

Le cancer fait désormais plus de victimes en France que les maladies cardio-vasculaires, selon Les Echos du 20 août 2016. L’hégémonie meurtrière du cancer s’étend, en réalité, à toute l’Europe de L’Ouest. Qu’en est-il donc de la recherche ? Les avancées en matière de lutte contre le cancer laissent-elles entrevoir un espoir pour les malades d’aujourd’hui et de demain ?

« Les études réalisées au cours de ces dernières années ont montré que le système immunitaire et le cancer mènent l’un contre l’autre une lutte sophistiquée selon des méthodes qui rappellent la cyberguerre », affirme le Professeur Ben-Jacob. Il explique qu’une tumeur est un système intelligent capable d’élaborer les parades susceptibles d’annihiler les défenses immunitaires. Les chercheurs doivent donc innover et trouver des méthodes de traitements permettant de reprendre l’avantage sur la maladie. Existe-t-il aujourd’hui de nouvelles approches thérapeutiques porteuses d’espoir ? Oui, mais…

La modification du génome

La modification du génome apparaît aujourd’hui comme une des techniques les plus révolutionnaires en matière de lutte contre le cancer. Jusqu’à présent, ce combat était envisagé par l’ablation de la tumeur par la destruction des cellules cancéreuses. Mais la nouvelle approche propose de modifier génétiquement ces cellules afin de les amener à fonctionner normalement. Pour ce faire, il s’agit de combiner l’action de deux enzymes : le Cas9, un enzyme qui détecte les zones malades et se fixe sur les cellules malades pour séquencer leur ADN. Une fois la partie malade coupée, la partie saine va s’efforcer de réparer la cellule endommagée. Caroline Moyret Lalle, du Centre de Recherche en cancérologie de Lyon, nous explique le procédé : « Il s’agit de créer quelque chose de chimérique entre un enzyme qui vient couper l’ADN et un enzyme qui vient réparer l’ADN. » Tout l’enjeu est désormais de réussir à transformer cette technologie en médicament, ce sur quoi travaillent plusieurs laboratoires. On estime à 5 ans, voire 10 ans, le temps qu’il faudra pour qu’un traitement voie le jour.

Les immunothérapies

Lors du Congrès de la Société américaine d’oncologie tenue à Chicago en 2015, les chercheurs ont eu l’occasion de démontrer l’efficacité de ces thérapies. L’étude présentée par le Dr Anthony El-Khoueiry a montré que l’utilisation du nivolumad avait suscité des réactions positives chez un patient sur cinq. La spécificité de cette expérience est qu’elle portait sur des tumeurs dites solides, localisées au niveau du foie, du cou, des poumons et de la tête, donc, des tumeurs particulièrement difficiles à traiter. La stratégie des cellules cancéreuses consiste à se multiplier en provoquant une dérégulation du système immunitaire. Les lymphocytes ne reconnaissant pas les cellules dangereuses, elles les laissent se développer sans les attaquer. Or, la spécificité du nivolumad est qu’il va s’attacher aux lymphocytes et leur permettre d’identifier les cellules malades et, donc, de les attaquer afin de protéger l’organisme.
L’objectif à présent est d’améliorer ce procédé afin que son efficacité soit optimale.

La combinaison de plusieurs thérapies

En définitive, les chercheurs ne misent plus vraiment sur une seule thérapie, mais sur un ensemble de techniques susceptibles de s’adapter aux différents cancers, à l’état de l’avancement de la maladie, et à la condition du patient. Avoir plusieurs armes à disposition est sans doute nécessaire face à une maladie qui démontre au quotidien son aptitude à évoluer pour s’adapter aux nouveaux traitements.

Si la lutte contre le cancer n’est pas encore gagnée, de nombreuses pistes porteuses d’espoir font l’objet d’un traitement constant par des chercheurs du monde entier. L’une d’elles ou plusieurs pourraient bien mettre un point final à ce conflit millénaire entre l’homme et le cancer.

Pourquoi manger sainement ?

Alimentation et santé semblent plus liées qu’on ne le pensait. Explications…

« Mangez 5 fruits et légumes par jour », « Buvez un demi-litre d’eau chaque jour », « Faîtes de l’exercice »… Tous ces conseils qu’on nous martèle au quotidien et que nous suivons plus ou moins, sont-ils si importants que ça ? Absolument ! et on va essayer de comprendre pourquoi…

Si je vous demande où se trouve votre cerveau, que me répondez-vous ? « Dans la tête évidemment ! » Évidemment.., alors je vais préciser ma question : où se trouve votre deuxième cerveau ?.. Je sais, ça peut surprendre au départ. Mais, au cas où vous l’ignoreriez, sachez que vous avez non pas un, mais deux cerveaux. Et où se situe ce deuxième cerveau ? Dans le ventre…

Une étonnante découverte

Aux débuts des années 2010, le professeur Mickaël Guershon, de l’Université de Columbia, à New York, proclame l’existence d’un système nerveux entérique. Ses recherches ont en effet révélé la présence de 200 millions de neurones, ainsi que des centaines de milliards de bactéries dans le ventre. Une dizaine d’années auparavant, des revues médicales et scientifiques évoquaient déjà cette possibilité comme une réalité. Ainsi, en mars 2001, le journal italien « Focus » annonçait : « Il y a un cerveau dans notre ventre. Il est capable de se souvenir, de s’émouvoir, et il peut même penser et souffrir de névrose. » Et pour cause… 200 millions de neurones, c’est autant qu’en possède le cortex d’un chien. Or, si vous avez un chien, vous savez qu’il est doté d’une certaine intelligence et qu’il est capable de ressentir des émotions.
Ainsi, la science a mis au jour ce que la sagesse populaire avait deviné depuis longtemps. D’où des expressions communes, telles que « la peur au ventre », « l’estomac noué », « manquer de tripes », etc.

Du ventre aux émotions et à la maladie

« Nous savions que les émotions pouvaient influer sur le ventre. Mais ce que nous venons de découvrir, c’est que notre ventre aussi peut influer sur nos émotions », déclare Michel Neunlist, de l’Inserm de Nantes, Institut des Maladies de l’appareil digestif. En effet, les deux cerveaux communiquent en permanence et s’échangent des informations. Le ventre, notamment, produit 95 % de la sérotonine qui régule le corps humain. Qu’est-ce que « la sérotonine « ? Un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. Vous comprenez ce que cela signifie ? Si votre ventre est malmené, cela aura inéluctablement un impact sur votre bien-être. Ne vous est-il jamais arrivé, certains jours, de vous sentir un peu déprimé, triste, mal à l’aise, sans vraiment savoir pourquoi ? Vous n’aviez aucune raison particulière d’être triste, et pourtant vous ne vous sentiez pas bien… Eh bien, c’est peut-être tout simplement parce que votre cerveau entérique renvoyait de mauvaises informations à votre cerveau central. Des chercheurs vont même plus loin en soutenant que l’examen du ventre pourrait favoriser la prévention de certaines pathologies : « On s’est aperçu que la maladie de Parkinson, qui s’attaque aux neurones du cerveau, s’en prend aussi à ceux du ventre, affirme Cécile Denjean, auteur du documentaire Le ventre, notre deuxième cerveau. Cette maladie neurodégénérative démarre longtemps avant que les premiers troubles moteurs n’apparaissent. Or, quand les tremblement surviennent, il est trop tard puisque 70 % des neurones ont déjà été détruits. Si on arrivait à diagnostiquer Parkinson 10 à 20 ans plus tôt par une simple biopsie intestinale de routine, cela pourrait permettre d’anticiper sur la destruction de neurones. » (Le Monde du 31 janvier 2014).
Le ventre est donc un acteur prééminent de nos humeurs et de notre santé. Mickaël Guershon proclame même : « Le ventre est la ligne de vie de notre santé ».

Voilà pourquoi il faut se nourrir sainement

Si notre ventre abrite un cerveau, on comprend donc que ce qu’on y met a une importance primordiale. Si au fil des années on a adopté des habitudes alimentaires délétères. Si notre ventre est devenu une benne à ordures de la mal-bouffe. Si nous nous sommes accoutumé à ingurgiter tout et n’importe quoi, alors nous avons porté atteinte à notre bien-être et à notre équilibre sanitaire. Le cerveau du ventre s’occupe prioritairement de la digestion de nos aliments et les informations qu’il renvoie à « la tête » sont fonction de la qualité ou de la nocivité de ces aliments. Que faire alors ? Prendre un nouveau départ. Dans le Paris Match du 1 août 2014, Valérie Espinasse, micronutritionniste, déclare : « Pour donner à nos cellules le bon carburant, on arrête le gluten, le lactose et le sucre, on réintroduit les légumes, les aliments riches en Oméga 3 comme les avocats et on complète avec la micronutrition pour calmer l’inflammation (…). En 3-6 semaines, on observe une véritable révolution digestive et, surtout, on retrouve une énergie mentale et physique hors pair. » Une fois cette période de « réinitialisation » terminée, on adopte de nouveaux réflexes alimentaires.

N’hésitez donc pas à élaborer un nouveau programme alimentaire adapté à vos besoins propres, avec pour but de recouvrer une santé optimale. Dans le doute, vous pourrez toujours solliciter les conseils d’un nutritionniste. Et, désormais, avant de mettre quelque chose dans votre bouche, pensez toujours que vous avez, non pas un, mais deux cerveaux !

De la salamandre à la régénération du corps humain

La salamandre a longtemps fasciné les hommes et nourri les légendes populaires. On la disait capable de survivre aux flammes, aussi les Anciens en avaient fait l’emblème du feu. Mais, au-delà du mythe, la salamandre possède une étrange faculté qui éveille l’intérêt des scientifiques à travers le monde.

La salamandre terrestre appartient à la famille des salamandridae. Il s’agit d’un amphibien, une espèce d’urodèles, très répandue en Europe. Mais pourquoi cet animal suscite-t-il l’attention du monde médical ? À cause d’une capacité tout à fait unique dans la nature : la régénération.

Le pouvoir unique de la salamandre

Ce pouvoir n’est pas complètement unique. Il existe, au sein de la nature, des spécimens dotés de la faculté de se régénérer. Chez les invertébrés, on a observé que l’hydre et le ver planaire, par exemple, pouvaient activer un processus de régénération tissulaire. Chez les vertébrés, groupe auquel appartiennent les humains, cette faculté est possible chez plusieurs animaux : le poisson zèbre, le têtard de grenouille… Mais, contrairement aux invertébrés cités, la restructuration des organes détruits est toujours incomplète ou limitée dans le temps. Parmi les vertébrés, le seul animal dont le processus de régénération est complet est la salamandre. La salamandre a la capacité de reconstituer des tissus et des structures complexes, et cela à la perfection. Elle peut restaurer un membre amputé, et même une partie du cerveau.

L’humain peut-il se régénérer ?

L’observation de cette aptitude de la salamandre a, par construction, induit une réflexion : est-il possible de reproduire une telle faculté chez l’homme ? Des chercheurs sont en effet convaincus que si l’on pouvait comprendre le processus de régénération chez l’amphibien, on pourrait l’appliquer à l’homme pour, par exemple, reconstituer des membres amputés. Et les résultats sont encourageants puisqu’un groupe vient d’identifier la voie métabolique qui contrôle la régénération. Baptisée la « voie ERK », c’est elle qui, chez la salamandre, permet aux cellules de se reprogrammer. L’un des chercheurs, le docteur Max Yun, s’exclame : « Nous sommes très excités d’avoir découvert une voie moléculaire vitale, la voie ERK, qui détermine si une cellule adulte peut être reprogrammée et aider au processus de régénération. »
En fait, en comparant des cellules musculaires issues de la salamandre et d’autres issues des mammifères, ils ont remarqué que la voie ERK de la salamandre était active en permanence, tandis que celle des mammifères ne l’était qu’à titre temporaire. C’est donc cette activation permanente de la voie ERK qui donne à la salamandre cette puissance de restructuration. Par conséquent, les chercheurs sont convaincus qu’en trouvant un moyen d’activer en permanence la voie ERK chez l’homme, ils pourraient accroître son potentiel de régénération. Cela pourrait être rendu possible par la greffe d’un morceau d’ADN qui produirait une protéine activant la voie métabolique.

Un espoir pour l’homme

Même si une telle prouesse médicale n’est pas envisageable dans l’immédiat, ces premiers résultats constituent un véritable espoir pour de nombreux patients : amputation d’un ou de plusieurs membres, brûlures au troisième degré, lésions de la moelle épinière.., peut-être qu’un jour les thérapies médicales permettront, non plus seulement de limiter les dégâts, mais aussi de réparer complètement les dommages.

Test de sucre pour le diabete

Vivre avec le diabète

Souffrez-vous de diabète ? Si tel est le cas, sachez que vous n’êtes pas seuls. Actuellement, le monde compte pas moins de 422 millions de diabétiques. Comment vivre avec cette maladie, et comment réduire les facteurs de risques liés au diabète de type 2 ?

Qu’est-ce que le diabète ?

« Je vis avec un diabète de type 2 », révélait l’acteur Tom Hanks, lors d’une interview le 9 octobre 2013. Oui, le diabète n’épargne personne, et nombre de personnalités, comme Tom Hanks, ou Halle Berry, sont touchées. Mais qu’est-ce exactement que le diabète ? Le diabète se caractérise par un taux de sucre trop élevé dans le sang. C’est une maladie chronique incurable, mais qui peut être contrôlée. Elle est causée par un défaut d’utilisation de l’insuline, une hormone permettant au glucose d’entrer dans les cellules du corps et de l’exploiter comme source d’énergie. Il existe principalement deux types de diabète : le type 1, qui concerne 10 % des patients, et le type 2, qui concerne 85 % des patients. Le diabète de type 1 apparaît souvent chez les individus jeunes, tandis que le type 2 se réfère principalement aux personnes de plus de 40 ans. Relativement à ce type de diabète, on considère que chez les sujets génétiquement prédisposés, le manque d’exercice physique, l’obésité, et le surpoids en sont la cause.

Une maladie sournoise

« Le problème du diabète, c’est que ça ne fait pas mal, déclare Jean-Pierre, diabétique de type 2. Du coup, je dois toujours me motiver pour le soigner, car je sais que les conséquences peuvent être graves. » En effet, le diabète est indolore, et son développement peut donc passer inaperçu. Pour le type 2, on estime de 5 à 10 ans, le temps pouvant s’écouler entre les premières hyperglycémies et le diagnostic. Mais, une fois le diagnostic réalisé, le patient devra s’astreindre à un traitement quotidien afin de normaliser la glycémie. Ce traitement se caractérisera d’abord par des mesures hygiéno-diététiques. Ensuite, les médecins auront recours à des injections d’insuline. Pour que ces traitements soient efficaces, ils devront être couplés avec une alimentation saine et une activité physique régulière.

Peut-on vivre avec le diabète ?

Le diabète peut entraîner des complications graves, telles que la cécité, l’amputation, des accidents vasculaires cérébraux, etc. Il faut donc prendre cette maladie au sérieux et suivre les recommandations de son médecin, tant dans la prise des médicaments, que dans le mode de vie. Mais si le diabétique respecte son traitement, il lui est tout à fait possible de vivre quasiment normalement. En avril 2016, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié le tout premier rapport mondial sur le diabète. Dans ce rapport, il est rappelé que le patient peut vivre longtemps, et même en bonne santé, dès lors que son diabète a été détecté et correctement pris en charge (1) C’est également ce qu’affirme Sarra, 28 ans, atteinte de diabète depuis 10 ans : « En 10 ans, et malgré la maladie, j’ai étudié, j’ai travaillé, et j’ai surtout voyagé (…) tout cela pour vous faire comprendre que cette maladie ne m’empêche pas de vivre, bien au contraire ! »

Alors, si vous souffrez de diabète, que celui-ci ne vous empêche pas de profiter de la vie !

Globules rouges et blancs

Taux de globules blancs trop bas : que faire ?

Les globules blancs jouent un rôle vital au sein du corps humain. Produits dans la moelle osseuse, leur taux normal se situe entre 4 000 et 11 000 globules blancs par microlitre de sang. Mais que se passe-t-il si ce taux s’avère trop bas ? Quelles peuvent en être les conséquences, et quelles solutions existent ?

Les différents types de globules blancs

L’objectif premier des globules blancs, ou leucocytes, est de favoriser les défenses immunitaires. Dans cette optique, ils se subdivisent en plusieurs catégories concourant chacun à cet objectif :

  • les lymphocytes : ils produisent les anticorps et éliminent les cellules défectueuses.
  • les éosinophiles : ils défendent l’organisme contre les infections et les parasites.
  • les neutrophiles : ce sont les plus nombreux. Grâce à la phagocytose, ils suppriment notamment les champignons et les bactéries.
  • les monocytes : leur fonction première est d’éliminer les virus, ainsi que les bactéries présentes dans le sang. Ils nettoient aussi l’organisme des débris cellulaires.
  • les basophiles : ils appartiennent à la famille des granulocytes et ils réagissent face aux infections et aux inflammations, en libérant de l’histamine et de l’héparine.

Chacun de ces types de globules blancs a un seuil critique en dessous duquel il ne doit pas descendre :

  • lymphocytes : 1 500 par microlitre de sang
  • éosinophiles : 50 par microlitre de sang
  • neutrophiles : 1 000 par microlitre de sang
  • monocytes : 200 par microlitre de sang
  • basophiles : leur taux normal varie de 0 à 300

Quelles conséquences si le taux de globules blancs est trop bas ?

Notre corps est constamment exposé à des bactéries et à des corps étrangers. C’est le système immunitaire qui permet à notre organisme de se défendre face aux attaques que subit en permanence notre corps. Mais que se passe-t-il si notre taux de globules blancs est trop faible ? Le système immunitaire est affaibli et ne peut assurer une protection optimale. Nous sommes alors à la merci de virus et infections en tous genres. Par conséquent, si votre taux de globules blancs descend en dessous de 4  000, il faut se rendre chez un médecin afin qu’on puisse identifier la cause de cette chute.

La consultation d’un médecin

Les causes d’une chute de globules blancs peuvent être variées. Ce peut être une simple grippe ou une affection plus grave : anémie aplasique, infections bactériennes, leucémie, Sida… Dans un premier temps, il vous faudra consulter votre médecin généraliste qui effectuera un examen préliminaire. Il requerra probablement un examen sanguin que vous effectuerez dans un laboratoire médical. Si les résultats l’amènent à suspecter une pathologie grave, il vous orientera vers un spécialiste, sans doute un hématologue. Les examens auxquels vous serez soumis permettront probablement de comprendre les raisons de ce faible taux de globules blancs, et vous recevrez le traitement le plus adapté.

Dans tous les cas de figure, si votre nombre de globules blancs diminue, ne paniquez pas ! Il se peut que la cause soit bénigne. Si l’on calcule vos globules blancs au moment où vous avez un rhume, cela aura évidemment un impact sur les résultats. Mais s’il s’avère que la cause est plus grave, ne paniquez pas non plus. Vous commencerez immédiatement un traitement, raison pour laquelle il faut réagir rapidement dès qu’on découvre que son taux de globules blancs est en dessous de la normale.

Pratiquer la marche nordique

L’exercice au quotidien : pour une santé optimale !

« L’exercice est une des meilleures provisions de la santé » dit un proverbe français du XIXe siècle. Depuis, de nombreuses études ont démontré l’intérêt de l’exercice physique dans la préservation de la santé. Marche quotidienne, vélo, fitness…, voyons comment vous pouvez tirer profit de ces activités.

Manque d’activité synonyme de maladies

L’évolution du mode de vie dans la société moderne s’accompagne de plus en plus d’un abandon de la dépense physique. Les activités professionnelles, les loisirs passifs, tels que la télévision ou l’ordinateur, le manque de motivation et autres, en sont souvent la cause. Or, cet état de fait est responsable de l’augmentation d’un certain nombre de pathologies chroniques : stress, insomnies, déprime, obésité.., mais également des pathologies plus graves. Au nombre de ces pathologies, on compte le cancer du colon, l’hypertension artérielle, l’ostéoporose, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires. Aussi, selon le Figaro du 20 juillet 2012, la sédentarité serait responsable de 10 % des décès dans le monde. Le Dr I-Min Lee, de l’Harvard Medical School of Boston, affirme quant à lui : « Beaucoup reste à faire pour traiter l’absence d’exercice comme un vrai problème de santé physique. »

Les recommandations de l’OMS

Alors, que pouvez-vous faire pour améliorer votre état de santé grâce à l’activité physique ? L’Organisation Mondiale de la Santé donne les recommandations suivantes :

  • pratiquer 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée chaque semaine (ou 75 minutes d’activité d’endurance plus soutenue)
  • l’activité en question doit être pratiquée par période de 10 minutes
  • augmenter progressivement la durée de l’activité de manière à atteindre 300 minutes par semaine pour une intensité modérée (ou 150 minutes pour une intensité soutenue)
  • pratiquer des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires au moins 2 fois par semaine

Il est également possible de cumuler activités intensives et activités modérées.

Accepter de bousculer ses habitudes

Le bénéfice de l’exercice physique sur la santé ne peut s’observer s’il n’est pas pratiqué dans la durée. Il est donc nécessaire de vous astreindre à l’obligation d’inscrire ce mode de vie dans la continuité. Que pouvez-vous faire ? Rédiger un programme d’exercices visant à vous faire retrouver la forme et la santé. Si vous n’êtes que très peu actif au quotidien, vous pouvez envisager de démarrer en douceur et d’augmenter progressivement. Votre programme pourrait inclure des activités ludiques en solitaire, en couple, ou avec un groupe d’amis : du vélo, de la marche, du footing, de la natation, des pompes… Par exemple, le Programme National Nutrition et Santé (PNNS) recommande depuis 2002 de pratiquer un exercice équivalent à 30 minutes de marche rapide chaque jour. Vous pouvez aussi envisager d’autres techniques simples au quotidien : prendre les escaliers, plutôt que l’ascenseur ; aller à pieds (quand c’est possible), plutôt que prendre la voiture ; faire le ménage plus souvent… L’important est d’être actif, afin que le système musculaire de votre corps soit constamment mobile et non crispé.
Si vous suivez ces quelques conseils et les inscrivez dans la durée, vous observerez progressivement des effets positifs, tant sur votre santé physique que votre santé mentale.

Pour aller plus loin dans vos réflexions :

Rapport préparatoire de la Commission Prévention, Sport et Santé

OMS: Recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé

Programme National Nutrition Santé 2011-2015

Compléments alimentaires

Les compléments alimentaires : efficaces ou pas ?

Stimuler en un mois sa mémoire et ses facultés intellectuelles ; retrouver une belle peau ; développer tout son potentiel physique… Les promesses des compléments alimentaires sont légion et attirent de nombreux consommateurs. Mais, qu’en est-il de leur efficacité réelle ? Et peut-on les consommer sans courir de risques ?

Des compléments alimentaires peuvent être recommandés

Ces vingt dernières années, la qualité des aliments a diminué de manière substantielle: mal-bouffe, boîtes de conserve, pollution de l’air et du sol, stockage des aliments, production de masse, gestion industrielle, etc. À cela, il faut ajouter un mode de vie trépidant qui oblige souvent à manger sur le pouce. Par ailleurs, des réactions organiques, telles que le stress ou la dépression, amenuisent peu à peu les défenses immunitaires.

Face à ces agressions répétées sur notre organisme, des compléments nutritionnels efficaces et correctement dosés peuvent rééquilibrer nos besoins énergétiques. On comprend donc que l’atout majeur des compléments alimentaires est de pallier les insuffisances, en agissant sur le bien-être, le tonus, le sommeil, la peau, etc. Certains sont plus efficaces que d’autres, et ce sera à vous, passé un délai, d’évaluer si les promesses ont été tenues.

Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments

Le marché des compléments nutritionnels a réellement explosé. Pas moins de 80 millions de boîtes de compléments alimentaires sont vendues chaque année en France ! Et, dans 7 cas sur 10, les Français les sollicitent pour des raisons médicales. Or, les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments. Ils ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché et sont vendus sans ordonnance. Il n’y a donc aucune garantie d’efficacité. C’est ce que nous rappelle le Professeur Alain Astier, chef du service pharmacie de l’hôpital Henri Mondor : « Pour un médicament, il y a une autorisation de mise sur le marché, il y a un dossier qui certifie la qualité du produit (…). Mais pour un complément alimentaire, il n’y a rien de cela. Il n’y a pas de composition clairement identifiée et il n’y a pas du tout de preuve d’efficacité. » En outre, et particulièrement s’ils sont pris avec légèreté, ils peuvent représenter un risque pour la santé. Ils sont pour la plupart élaborés à base de plantes, et les plantes peuvent avoir des effets diversifiés sur l’organisme.

Comment prendre des compléments alimentaires sans courir de risques ?

Tout d’abord, il ne faut pas consommer de nutriments à l’aveugle, mais commencer par identifier ses besoins. Quand on connaît les éléments déficitaires dans notre organisme, on peut alors cibler les compléments susceptibles de combler ces manques. Pour ne pas commettre d’erreur, il est donc recommandé de solliciter l’avis d’un médecin. C’est ce que rappelle le Docteur Rose Razafimbelo, nutrithérapeute : « La plupart du temps, il est préférable de consulter un nutrithérapeute avant de prendre des compléments alimentaires, même s’ils sont accessibles en vente libre à la pharmacie et sans ordonnance. Parce qu’il faut nécessairement faire un bilan, à mon avis, des carences éventuelles qu’on pourrait avoir, ou des dysfonctionnements. Il y a aussi des contre-indications d’association avec certains médicaments, et donc il est préférable d’avoir l’avis d’un médecin. »
Si les compléments alimentaires sont bien ciblés, bien dosés, et consommés sur avis médical, ils peuvent constituer un réel plus pour la santé.